Anina Wildi a découvert la gymnastique à trois ans. Alors que ses frères pratiquaient le handball dans la salle de gymnastique voisine, elle s’est immédiatement passionnée pour la gymnastique artistique : « J’ai tiré la main de ma mère et dit : moi aussi je veux faire ça », se souvient-elle. Son parcours l’a menée de la TV Lenzburg au centre régional de performance d’Argovie, puis à Macolin – et enfin, en 2018, au cadre national suisse.
Près d’une décennie de sport de haut niveau a suivi, qu’elle résume par une seule image : « Ça a vraiment été une montagne russe. »
Changements d’entraîneurs, blessures, phases d’entraînement intensives, compétitions internationales … avec toujours des émotions extrêmes. « J’ai pu vivre toutes sortes de sentiments », raconte Wildi. « J’en suis très reconnaissante. Cela m’a marquée non seulement sportivement, mais aussi pour la vie. »
Elle a pu compter sur un entourage proche : l’équipe d’encadrement, ses coéquipières du cadre national, ainsi que des personnes de confiance comme Renato Gojkovic, Fabien et Natasha Martin, Wendy Bruce-Martin, Frank Kistler et Mireia Pont. L’accompagnement scolaire par René Mettler et Susanna Lautenschlager de ProLern a aussi été essentiel pour concilier sport et formation.
Parmi ses moments forts, Anina Wildi retient surtout les World University Games 2025 : « C’était une toute nouvelle compétition, un autre environnement. Le fait que nous ayons grandi en tant qu’équipe et que je l’aie vécu lors de ma dernière saison a été une immense satisfaction pour moi. »
- Équipe nationale : depuis 2018
- Trois participations aux Championnats du monde élite
- Six participations aux Championnats d’Europe élite
- World University Games : 5ᵉ place par équipe, finale du concours général
- FFG: argent (2013) et bronze (2025) à Bienne et Lausanne
- Championnats suisses élite :
- 2022 : 5ᵉ concours général, 2ᵉ saut
- 2018 : 3ᵉ concours général
- Championnats suisses par équipes NLA : multiples titres, notamment 2021–2024
La décision de mettre fin à sa carrière sportive a mûri avec le temps, en pesant objectifs, énergie et projets d’avenir.
« J’ai compris que mon corps et mon esprit ne travaillaient plus ensemble. Et si je ne peux pas donner 150 %, ce n’est juste ni pour l’équipe ni pour moi. »
Malgré les sacrifices, elle ne regrette rien :
Quand on aime quelque chose autant, on fait volontiers des sacrifices.
Pour David Huser, responsable de la mission olympique de la FSG, une chose est claire : « nous perdons avant tout une belle personne. Anina a toujours été fiable, disponible quand nous avions besoin d’elle et entièrement dévouée à l’équipe. »





















